La Protection : Sécuriser pour ne pas devenir une Victime supplémentaire
Dans l'urgence, le premier réflexe est souvent de se précipiter vers la victime pour l'aider. Pourtant, le référentiel du secourisme enseigné et soutenu par la STAARMUC est formel : la protection doit toujours précéder l'action de secours. Au Togo, où les accidents de la route et les mouvements de foule sont fréquents, une mauvaise protection peut transformer un accident simple en une catastrophe multiple.
Protéger, c’est analyser les dangers pour soi-même, pour la victime et pour les témoins, afin d’éviter ce que l’on appelle le « suraccident ».
La Protection du Sauveteur : La règle d'or
Vous êtes le maillon essentiel de la chaîne des secours. Si vous vous blessez en tentant d'intervenir, vous ne pourrez plus aider la victime initiale et vous mobiliserez des ressources supplémentaires (une deuxième ambulance, d'autres secouristes) qui auraient pu être affectées ailleurs.
Analysez avant d'approcher : Prenez 5 secondes pour observer. Y a-t-il des fils électriques dénudés ? Une odeur de gaz ou d'essence ? Un véhicule instable ?
Utilisez vos sens : Regardez, écoutez et sentez. Si le danger est trop grand et incontrôlable, ne vous approchez pas et empêchez quiconque de le faire en attendant les spécialistes (Sapeurs-Pompiers).
La Protection de la Zone (Le Balisage)
Sur nos routes nationales ou dans les rues denses de nos villes comme Lomé ou Kara, la circulation reste le danger numéro un.
Sécuriser l'approche : Si vous êtes en voiture, garez votre véhicule de manière sécurisée, si possible après l'accident, avec les feux de détresse allumés.
- Signaler l'accident : Utilisez des triangles de présignalisation si vous en possédez. À défaut, dans le contexte local, on utilise souvent des branches d'arbres ou des objets visibles placés bien en amont (environ 50 à 150 mètres selon la vitesse autorisée sur la voie) pour alerter les autres conducteurs.
- Le rôle des témoins : Désignez des volontaires pour faire signe aux véhicules de ralentir de part et d'autre de l'accident, en veillant à ce qu'ils restent eux-mêmes en sécurité sur le bas-côté.